La Ligue Odebi dénonce l'attitude de l'industrie du disque, et la vaste campagne de désinformation qu'elle mène depuis des mois afin d'imputer la baisse de ses ventes à l'utilisation des réseaux p2p. La réalité est qu'aux états-unis, l'industrie du disque a lancé des campagnes de procès contre les internautes utilisateurs de réseaux p2p, a baissé le prix de vente des CD, et que l'usage du p2p et les ventes de CD ont augmenté... Le discours importé en France (où l'on paie une redevance copie privée) par les majors a été dénoncé, entre autres par le Ministre de l'Industrie français, Patrick Devedjian, qui a conseillé à cette industrie de plutôt s'adapter aux évolutions technologiques, et de baisser le prix de vente des CD.
La Ligue Odebi dénonce aussi les pressions scandaleuses exercées par les lobbys du disque visant à instaurer en France un régime juridique enfermant les internautes dans les DRMs,pénalisant l'usage des réseaux P2P et tuant le droit à la copie privée.
Rappelons qu'en France, les artistes eux-mêmes considèrent le téléchargement comme de la copie privée, et que chaque internaute achetant un CD vierge paie la redevance pour copie privée sur ce CD, et ce même s'il n'y copie pas un octet de musique : à chaque fois qu'un français veut sauvegarder ses propres photos, il est ainsi obligé de payer l'industrie du disque... A l'heure où cette industrie ne cesse de nous rebattre les oreilles avec le "piratage", cette forme de parasitage économique ne peut qu' être remise en question.
En parallèle, l'industrie du disque met progressivement en place des dispositifs qui interdisent cette copie privée, voire le simple usage sur certains lecteurs, et est en passe d'obtenir des lois qui légaliseraient ces dispositifs, voire pénaliseraient le contournement de ces dispositifs et même la simple divulgation des méthodes de contournement.
A titre d'exemple : un internaute qui achète de la musique en ligne sur certains sites ne peut tout simplement pas l'écouter avec un balladeur sur lequel il a par ailleurs payé une redevance copie privée : de fait, ces dispositifs de "protection" changent cette redevance en racket.
Au total , il n'est pas acceptable que l'industrie du disque :
- limite le nombre de copies privées de la musique achetée (CD ou en ligne)
- dégrade la qualité des copies
- impose l'achat d'un logiciel ou d'un matériel spécifique pour l'utiliser
- interdise la lecture de l'oeuvre sur certains lecteurs
- interdise la conversion de l'oeuvre dans un format librement choisi
Et il n'est pas acceptable que le législateur légalise ces mesures, ni qu'il pénalise le contournement de ces mesures ou la divulgation de ces méthodes de contournement, qui permettent tout simplement à l'utilisateur d'écouter la musique qu'il a achetée dans les conditions qu'il est fondamentalement libre de choisir.
A défaut, la redevance copie privée serait un racket auquel le législateur devrait rapidement mettre fin : on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
La Ligue ODEBI appelle donc tout les internautes à ne plus acheter aucun bien culturel numérique soumis à la taxe sur la copie privée
























Boycott des cinémas le 16 décembre
Les majors de l'industrie culturelle nous imposent leur loi, je propose pour ma part de les frapper là où ça fait mal : au portefeuille !
Appel à la désertion des salles de cinéma le 16 décembre !
http://goops.wordpress.com/2009/10/10/un-groupe-facebook-pour-boycotter-...
Pourquoi ?
Pourquoi votre boycot se limite à l'achat de bien culturel soumis à la taxe sur la copie privée ?
Pourquoi ne pas boycotter purement et simplement l'utilisation de tout bien culturel soumis à la taxe sur la copie privée ?
Est-ce qu'en vous limitant à boycoter l'acte d'achat vous ne démontrez pas involontairement que votre action est purement "matérielle" et n'a pas de fondement idéologique autre que profiter indûment de créations dont vous n'êtes pas à l'origine.
En vous engageant à ne plus consommer de tels produits, vous exprimez un rejet idéologique ferme. En demandant de ne plus acheter, vous exprimez un rejet mercantile de consommateurs prêts à acheter le dernier téléphone ou enregistrer numérique, mais refusant de payer les droits et taxes liés aux produits culturels.
parce que :
j'espère pas me gourrer en répondant :
parce que c'est l'achat qui joue un rôle important, l'utilisation que tu feras d'un bien taxé à l'achat, tout le monde s'en cogne : cela n'aura plus d'importance.
Si les produits taxés devaient lors de leurs utilisations générés d'autres taxes ou un "comptage" quelconque, alors je pense que l'Odebi boycotterait également l'utilisation d'un tel produit.
Boycotter l'utilisation des produits culturels irait à l'encontre des idées exprimées ici, et nuirait à la création artistique !
Je ne me risquerais pas à comparer avec d'autres produits comme le font facilement la plupart des pro-hadopi, je ne suis pas sûr de trouver un exemple concordant et valable.
Enfin, et si je puis me permettre, tu mélanges sur la fin de ton commentaire les droits et les taxes sur les produits culturels.
Les droits vont aux artistes (enfin bon, on va en faire le raccourci) et les taxes à l'Etat (qui prétend redistribuer, pareil, on va pas polémiquer).
utilisation d'un bien acheté....
"l'utilisation que tu feras d'un bien taxé à l'achat, tout le monde s'en cogne"
Je pense qu'il y a gourage...
En effet le fait d'acheter un produit limite son utilisation au foyer.
En gros, il est interdit de faire une séance de ciné plein air dans mon village avec le dernier DVD que je viens d'acheter.
L'utilisation d'un bien ne permet pas d'en faire n'importe quoi.
Autre exemple j'ai acheté un logiciel du commerce, je n'ais pas le droit de le désassembler pour y ajouter une fonction même sur ma machine perso pour un usage perso. Attention cependant, pour des logiciels dits l"ibre", il y a des condition d'exploitation différente, mais ce n'est pas le cas pour un windows, un photoshop, etc...
Entre la théorie et la pratique...
"En effet le fait d'acheter un produit limite son utilisation au foyer.
En gros, il est interdit de faire une séance de ciné plein air dans mon village avec le dernier DVD que je viens d'acheter."
Il y a comme qui dirait de nombreuses entorses à ce principe qui font désormais partie de notre quotidien : les autoradios avec lecteur(cassette puis CD), les walkman, puis les baladeurs CD, puis les lecteurs MP3,MP4 , les PC portables, les téléphones mobiles... Maintenant que l'utilisation de ces appareils est généralisée, que voulez vous faire ?
Croyez-vous qu'il soit possible, en restant dans un état de droit , de disposer de tels moyens que à chaque fois que cinq gus décident de se réunir dans un chalet au fin fond des Alpes pour faire la fête et de danser sur de la musique, ou que quelqu'un prête des livres, CD ou DVD à sa famille ou ses amis, on puisse vérifier si une redevance à la SACEM a été payée ?
Ne serait-t-il pas plus simple d'adapter le droit d'auteur aux nouvelles technologies et aux mutations sociales ?
Entre la théorie et la pratique...
"En effet le fait d'acheter un produit limite son utilisation au foyer.
En gros, il est interdit de faire une séance de ciné plein air dans mon village avec le dernier DVD que je viens d'acheter."
Il y a comme qui dirait de nombreuses entorses à ce principe qui font désormais partie de notre quotidien : les autoradios avec lecteur(cassette puis CD), les walkman, puis les baladeurs CD, puis les lecteurs MP3,MP4 , les PC portables, les téléphones mobiles... Maintenant que l'utilisation de ces appareils est généralisée, que voulez vous faire ?
Croyez-vous qu'il soit possible, en restant dans un état de droit , de disposer de tels moyens que à chaque fois que cinq gus décident de se réunir dans un chalet au fin fond des Alpes pour faire la fête et de danser sur de la musique, ou que quelqu'un prête des livres, CD ou DVD à sa famille ou ses amis, on puisse vérifier si une redevance à la SACEM a été payée ?
Ne serait-t-il pas plus simple d'adapter le droit d'auteur aux nouvelles technologies et aux mutations sociales ?
Pragmatiquement et très concrètement
Juste un témoignage, et ma petite pierre.
L'adaptation s'est faite d'elle même, sans regret :
Budget annuel "culturel" (comprendre, CD+Films+Livres) en 1989 (j'avais 20 ans), 500 Euros mini, et j'étais étudiant, ca représentait VRAIMENT bcp!
budget annuel en 2009 : 45 Euros maxi. Avant j'étais capable d'acheter un dvd 30 Euros, maintenant, jamais au dessus de 5 Euros.
et je gagne bien ma vie.
Petite cerise: je n'achete quasi jamais de cd ou dvd à graver.
Regle N°1: Ne jamais aller à l'encontre du désir du consommateur. Jamais.
Regle N°2: ne jamais se foutre de la gueule d'un client qu'on veut voir revenir. (copy protection, DRM & co).
Tout ca , c'était AVANT hadopi. Maintenant, en plus, j'ai la haine :p
Je ne sais pas pour les gens en général, mais moi, personnellement, je suis très rancunier, et l'HADOPI, elle n'est pas passée. Jamais je n'aurais cru possible une telle atteinte à mes droits fondamentaux d'homme libre en France.
La classe dirigeante actuelle fait honte à ceux qui ont renversé la royauté. J'ai honte d'être dans le pays qui a voté Hadopi. Je n'ai absolument pas peur des sanctions, puisque je ne télécharge pas, mais je trouve cela super choquant :
- Pouvoir être condamné sans procès!!!!!
- Voir des gens inquiétés parce qu'ils "essayent" de circonvenir à des moyens de protection !!! Voir d'autres gens interdit d'étudier le dit moyen .... Mais dans quel pays vivons nous? Dans quel pays a-t-on interdit à un être humain de "savoir"? La FRANCE ! J'ai honte.
On nous prive, privons les
@ Anonyme : ENtierement d'accord. Il est évident qu'une peine sans procès est honteuse de même pour l'atteinte au droits fondamentaux... Sa me fait penser à la révolution française durant laquelle une simple dénonciation d'un voisin soit disant anti patriotique , suffisait à le mettre en prison ...
La plupart des gens de l'odebi se protège eux mais surtout les autres :
Il est évident que cette mesure ne touchera jamais les Vrai internaut. EN effet nous avons déja les VPN, et d'autre objets plus matérielle : La clé usb ( plus de 64 GO maintenant , imaginer la quantité de produit pouvant transiter la dedans) l'ipod et les logiciel d'extraction de musique des Ipods ;) )