Je n'ai pas trouvé comment créer le blog. Je continue donc ici pour cette partie de proposition.
J'ai cru comprendre que tout le monde n'avait pas accès à cet espace. Je vous laisse donc le soin de diffuser ou non ce fil

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Mon idée est de prendre à contre pieds les parlementaires de tous poils et de tous pays en créant les droits numériques sur internet, placés sous la déclaration universelle des droits de l'homme avec un véritable espace de gestion des droits par les auteurs en tout lieu et sur tout support. Cela part d'une utopie mais :
Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait [Mark Twain]
L'objectif est de provoquer un tel remous et de tels débats que les parlementaires en seront déboussolés. Egalement de gagner à la cause auteurs et artistes qui sont dans une vraie attente d'un changement. Et cela au niveau international avec la plus grande diffusion possible. Cela aidera également nos amis italiens actuellement sous la même épée de Damocles que nous. Tout cela avec de vraie propositions, de véritables mesures librement consenties donc impossible à empêcher puisque totalement en accord avec l'exercice du droit d'auteur.
Le point d'orgue en serait l'interpellation des prix Nobel de Littérature et de son comité avec une lettre ouverte fracassante.
Je vous propose de bâtir le projet Meiji à soumettre aux auteurs, artistes, gouvernements, instances internationales, acteurs du libre, internautes, etc.
Le nom Meiji vient du nom pris par l'empereur du Japon pour faire entrer en quelques décennies ce pays au tout premier plan mondial en conciliant (difficilement il est vrai au départ) la tradition et le modernisme. Les Samouraï se sont alors mis au service du pays et l'ont fait entrer dans le concert des nations modernes.
Le lien wikipedia ->
MeijiIl ne manquait au japon qu'une dimension pacifiste pour devenir le deuxième PIB du monde. Ce qui est le cas actuellement. Meiji est toujours vénéré comme Le père de la nation moderne japonaise.
A noter que notre Top Gun international (Tom Cruize) a exploité cette image dans "Le Dernier Samouraï" sauf que c'est pour faire l'apologie de la scientologie (ce qu'il revendique).
Je crois que cette image des Samouraï des temps modernes est très forte mais bon ce n'est pas un point essentiel.
Le projet Meiji
Il proposerait aux auteurs un espace internet centralisé de gestion de leurs droits. Il serait placé sous l'égide de la déclaration universelle des droits de l'homme avec déclaration d'intention.
Les auteurs y trouveraient un espace où déposer et commercialiser leurs pdf et epub avec lien vers la vente de leur édition papier propre (je reste pour l'instant sur la littérature uniquement). Ils en fixeraient librement le prix de vente. Tout lecteur pourrait donc venir ici acheter sa lecture "numérique". Il pourrait y avoir une petite cotisation annuelle et une commission sur les ventes.
Seuls les auteurs disposant de la totalité de leurs droits (non concédés) y auraient accès.
Egalement un espace éditeur. Les éditeurs pourraient venir y faire leur marché c'est à dire acheter un droit de publication non exclusif.
Exemple : Un auteur fixe à 1 euro par livre le droit de reproduction, un éditeur peut acheter le droit de publier 1000 livres, il paye donc à l'auteur 1000 euros. C'est assez facile à gérer avec le numéro ISBN. Il ne faut pas perdre de vue que des éditeurs apportent souvent une véritable valeur ajoutée aux livres. Ainsi un éditeur de Bourgogne pourrait publier un certain nombre de livres en reliure cuir, un autre en format poche, un autre traduit en arabe, et sans exclusivité temporelle ni géographique. De nombreux éditeurs pourraient ainsi mettre en valeur leurs talents à égalité avec tout autre éditeur. Une saine compétition et concurrence. Ce ne serait plus alors un contrat d'éditeur mais un contrat d'auteur autorisant le tirage de x ouvrages. Avec tous les problèmes que cela pose au niveau fiscal et juridique et c'est fort bien ainsi. Seront-ce des droits d'auteurs, une concession soumise à TVA (les entreprises françaises seraient alors de fait pénalisées ...). Quid de l'Agessa si éditeur étranger ? Quid de l'auteur interdit de gestion ou celui qui dépasse le CA de l'auto entrepreneur, du détenu qui écrit ses mémoires (privé de ses droits civiques mais jamais au grand jamais de ses droits d'auteurs que personne ne peut lui obliger à concéder). Bref un imbroglio juridique tel que les parlementaires devront obligatoirement statuer sur le statut de l'auteur et de sa fiscalité. Mettons l'Europe la dedans et ça promet de joyeux débats. Et comme il n'y aucune obligation d'attendre ce statut pour opérer, ce sera sous la pression des auteurs et lecteurs que les instances politiques devront se prononcer.
Pour mettre un peu plus de pression, ce projet sollicitera des investisseurs (mécènes compris) qui, libérés du monopole des éditeurs pourraient trouver un nouveau marché. Directement avec l'auteur.
Idem pour les droits audiovisuels des oeuvres et autres.
Pour rajouter à la confusion, imaginons que sur une cotisation de 10 euros, 1 euro soit reversé volontairement par l'auteur aux contributeurs du logiciel libre et c'est tout internet qui soutien le projet.
Créons également dans le projet des librairies exportables qui permettraient à quelque webmaster que ce soit de l'intégrer à son site moyennant une commission sur les ventes et plus rien n'est contrôlable.
Allons encore plus loin en créant des bibliothèques numériques où les auteurs pourraient déposer leurs ouvrages et les lecteurs les consulter avec abonnement. C'est ce qu'il y aurait dans la réalité de plus difficile à créer car comment répartir les cotisations. Un malveillant pourrait avec un seul abonnement télécharger x fois son oeuvre et fausser la répartition mais bon c'est à réfléchir.
En fait l'objectif serait de créer un projet suffisamment crédible pour être proposé et solliciter soutiens et financements privés et publics. Il mettrait également les auteurs au pied du mur vis à vis de leurs lecteurs (ou fans). Il provoquerait un tel débat et un tel raz de marée qu'il pointerait d'emblée les pratiques et les atteintes aux droit.
Je suis persuadé que cela pourrait même être amplifié par des groupes industriels qui verraient là un moyen "politique" de pression. Imaginons qu'un imprimeur Chinois se déclare intéressé par l'idée pour diffuser en France ? Juste histoire de rigoler ... Mais ce n'est pas notre problème.
Ils veulent tous une mondialisation ? Donnant leur la mondialisation des droits d'auteurs géré par les auteurs eux mêmes. Internet est parfait pour cela, il y a la technologie et les ressources. C'est donc parfaitement crédible.
Diffusons ce projet partout, sollicitons les financements privés et publiques partout, obtenons les soutiens d'auteurs et d'internautes, portons le débat autour partout dans le monde.
Imaginez seulement tout ce qui peut être fait autour d'une demande de financement au niveau de l'Europe ? Même si elle est refusée.
Enfin, appuyons tout cela par une lettre ouverte aux Prix Nobel de Littératures, universalisés par cet honneur et qui, de part leur signature au bas de leur contrat d'édition ont, en fait, privé les 5/6ème de l'humanité d'accès à leur oeuvre.
Et tout ce projet le plus légalement du monde.
J'ai personnellement beaucoup d'idées pour donner à ce projet toutes la crédibilité possible.
Et si ça fonctionne vraiment ? Et bien il sera toujours temps de le mettre en oeuvre n'est-il pas ?
Dans tous les cas c'est de nature à créer une véritable onde de choc. J'en suis persuadé.
L'enfer numérique ? Tout juste !
Je suis arrivé au bout de ce fil et j'attends vos réactions ...
Amitiés
Edit du 08/11
Pourquoi enfourcher la cause de la Littérature ?
C'est par rapport à elle qu'ont été édictés les droits d'auteurs dont tous les autres droits (artistiques) découlent.
C'est elle qui a consacré les plus grands penseurs de l'humanité.
Ce sont les auteurs littéraires qui sont les plus oubliés, oppressés et spoliés. Ce sont eux qui contractuellement perdent de fait leur droit à l'expression car fagocités par leur contrat. Ce sont eux dont les droits sont les plus menacés par tout sauf le net.
Ses auteurs sont ceux, en absolue majorité, qui gagnent le moins et pourtant les plus engagés dans leur "art" et l'accès à la culture.
Ce serait une révolution que le net, présenté comme inculte, défende les droits littéraires.
Aucun artiste d'aucune autre discipline ne pourrait alors étaler sa sous culture pour aller contre ou en revendiquer plus.
Ce serait désamorcer le débat et les arguments qui ne semblent tourner qu'autour de la musique et des films.
C'est à partir des droits littéraires qu'il faut revoir les autres droits et non pas l'inverse. Et croyez moi personne n'attend le net sur ce terrain. Un avantage considérable.
Stratégie, stratégie ...